Lozère Trail [52km – 2300D+]

Lozère Trail [52km – 2300D+]

Le Lozère Trail était une course que j’avais dans ma wish-list depuis pas mal de temps. Je m’étais inscrit au 42km quand le format existait encore; à l’époque c’était une boucle qui partait (et donc arrivait) à Chanac. Mais depuis, le format s’est allongé un peu, partant de Sainte-Enimie, dans les gorges du Tarn, traversant ensuite le Causse de Sauveterre et arrivant à Chanac, sur les bords du Lot.

Comme souvent dans ce genre de galère, je suis accompagné de Laurent. Je le rejoins le samedi matin précédent la course afin de faire la route ensemble. Un beau soleil nous accompagne jusqu’à Chanac où nous avons loué un gîte, à quelques mètres de l’arrivée. Malheureusement, les prévisions météo sont un peu plus pessimiste pour le lendemain, jour de course ballade champêtre chronométrée.

Au réveil, les doutes sur le choix entre une veste GoreTex et un coupe-vent plus léger s’estompent grâce au son et lumière que nous offre la météo lozérienne. Une douche, une part de gatosport, un thé chaud et c’est l’heure de se rendre à la navette qui nous conduira à Sainte-Enimie. En attendant le départ, nous en profitons pour faire une photo (ci-dessous). Une semaine plus tôt ou plus tard, nous aurions couru sous un ciel bleu et plus de 25°C… Aurait-ce été mieux ?

Quelques minutes avant le départ, sous le « soleil » de Lozère

Le départ est donné à 8h et nous quittons très rapidement le bitume et Sainte-Enimie. Moins de 2km plus tard, nous attaquons la première montée. En regardant le profil topographique du parcours, je m’attendais à plus technique. Au final, il s’agit de 5km à 10% de moyenne sur chemin forestier. Suivi par 3 km de single assez roulant, qui nous amènent au premier ravito.

Juste après le ravito, nous évitons l’erreur de parcours en voyant des coureurs revenir vers nous, nous demandant si on voit les rubalises. En effet, le parcours est trompeur (mais très bien indiqué) et nous fait enjamber une clôture au lieu de la longer… La pluie qui nous avait globalement épargnée jusqu’à présent fait son apparition avec un bel orage. Les éclairs illuminent le ciel tandis que le tonnerre gronde. Nous sommes dans la vallée sur des singles vraiment sympa mais j’ai peur que, dans ces conditions, on nous arrête au deuxième ravito qui précède l’entrée sur le Causse et son terrain beaucoup plus dégagé. Tandis que nous arrivons à Saint-Chely-du-Tarn où le single s’arrête, nous entendons de nombreux bruits de moteurs, signe que le coin n’est pas uniquement un lieu d’activités en pleine nature !

Nous quittons ce petit village en empruntant 1km de route. Nous passons par un (petit) tunnel et nous arrivons au pied de la deuxième montée, et sans aucun doute la plus difficile, de la journée. Je perds Laurent au début du sentier. Le 2ème ravito est rapidement visible mais le chemin pour y arriver est long. En haut, je suis aussi trempé à l’intérieur qu’à l’extérieur de la GoreTex. Laurent est arrivé quelques minutes avant moi et commence à se refroidir quand j’arrive. Je lui dit de partir sans moi et qu’on se verra au plus tard devant la bière de fin de course. Je profite de se moment de repos pour remettre ma veste dans mon sac et pour boire un peu de Quezac et manger quelques Tuc.

Vue plongeante sur Ste-Enimie

Nous sommes enfin aux portes du Causse de Sauveterre. C’est globalement roulant, ponctué de quelques cotes. Il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Je sais déjà que la barrière horaire du dernier ravito ne sera pas un problème. Sans pour autant courir rapidement, les kilomètres défilent sans trop de difficulté jusqu’au dernier ravito.

Enfin Chanac !

En quittant le dernier ravito, je sais qu’il reste une quinzaine de kilomètres et surtout un dernier coup de cul. D’ici à ce dernier, c’est plutôt roulant mais les kilomètres se font sentir. Juste avant cette dernière, c’est le point photo assuré par les bénévoles. La montée est en fait un beau single forestier malheureusement, je n’ai pas les jambes pour en profiter. Juste avant la descente, j’en profite pour faire une photo de Chanac qui apparait pour la première fois. Comme le profil le laisser penser, la dernière descente est très technique, d’autant plus qu’elle est boueuse et que je ne suis pas le premier à l’emprunter. Il s’agit en fait d’une piste de descente de VTT, DH pour les intimes, mais qui a été aménagée par les organisateurs en y mettant des cordes. Heureusement d’ailleurs, car je sais que j’aurais été bien plus lent sans ces dernières.

La présence de spectateurs m’indique que la ligne d’arrivée est proche, un peu plus proche que je ne le croyais d’ailleurs. N’aillant plus que de la descente, j’en profite donc pour une dernière relance. Je franchis la ligne d’arrivée dans un temps anecdotique de 8h20 qui reflète mon niveau du moment…

Je rejoins finalement Laurent au gîte quelques mètres, aussi bien horizontalement que verticalement, plus loin. Pour nous reposer, nous regardons la finale de Roland Garros accompagnés de bières locales.

Enfin, je tiens à remercier les organisateurs et les bénévoles pour leur excellent travail et leur bonne humeur.

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