SaintExpress 2015 [44km – 1100 D+]

SaintExpress 2015 [44km – 1100 D+]

Le weekend dernier avait lieu la classique des courses d’hiver: la Saintélyon. Pour sa 62ème édition, et pour être accessible au plus grand nombre, la course est proposée sous différents formats de 12 km (pour le plus petit relais) à 72 km pour la Saintélyon proprement dite.

Nicolas, ancien collègue, ayant déménagé sur Lyon dans l’année, nous nous sommes mutuellement motivés pour la SaintExpress. Laurent, autre collègue et compère de ballades bucoliques chronométrées, s’est joint à nous sur le tard.

L’avant course

Laurent passe me chercher et nous prenons la direction de Lyon. Les sièges chauffants massants de son panzer suédois sont toujours aussi agréables. Il fait étonnamment bon pour un mois de décembre malheureusement, au fur et à mesure de notre descente vers la capitale des Gaules le brouillard fait son apparition. Le trajet passe assez bien et nous arrivons sur Lyon. Nous jetons nos affaires chez un ami qui nous accueille pour la « nuit ». Nous essayons de faire une sieste durant laquelle je recevrai de nombreux messages, ce qui la perturbera beaucoup.

Après un plat de pates expéditif, nous rejoignons Nicolas à la Halle Tony Garnier. L’accès est catastrophique à cause du dernier match de Lyon au stade Gerland. Les voitures circulent et stationnent sur les trottoirs, la circulation est arrêtée sur les voies de circulation. Bref, en 25 minutes, nous avançons péniblement de 100m… mais nous parvenons à trouver un parking aux trois-quarts vides à deux pas de la Halle T. Garnier, de Nicolas et de nos dossards chasubles.

Une fois tous ensembles, nous prenons la direction des navettes. Le chargement est totalement anarchique, les navettes n’arrivent pas aux arrêts à cause des embouteillages, les coureurs commencent à perdre patience et à faire n’importe quoi, ne recevant pas d’information de la part de l’organisation… Après une attente certaine dans le froid, nous montons dans une navette, direction Sainte-Catherine.

Sainte Catherine

Pas le temps de faire du tourisme, nous sommes appelés sur la ligne de départ qui sera donné à 23h15 au lieu des 23h prévus initialement suite aux incidents de navettes. Je suis même étonné qu’il n’y ait que si peu de décalage…

Juste avant le départ, une minute d’applaudissements a lieu en mémoire des victimes des attentats du 13 novembre.

Une fois le départ donné, nous nous élançons dans la nuit à la poursuite de la chenille de lumière qui s’étend devant nous lors de la première montée. Les photos prises ne rendent rien mais cela est vraiment sympa. A la deuxième bosse, la chenille lumineuse est maintenant visible derrière nous. Je n’arrive pas à savoir notre classement provisoire, mais il y a clairement du monde derrière nous.

Les jambes sont bonnes, les sensations aussi. La sagesse nous a poussé à ne pas partir trop vite, ce qui est facilité par l’étroitesse des premiers singles qui permettent difficilement les dépassements. Globalement, j’ai l’impression de doubler beaucoup plus qu’on me double, plutôt agréable comme sensation !

J’aperçois un panneau « ravito dans 500m ». Je suis très surpris, croyant que le premier ravito était vers le 25ème…

Saint Genoux

Après un verre de Gatorade, deux madeleines, me revoilà reparti. La technique de course est bonne. Nous sommes toujours tous les trois.

Tout se passe bien et nous parvenons même à accélérer un peu. 300 places de gagnées lors de ces 12 kilomètres. Les jambes répondent bien, le moral est bon. Cependant, je sais que mon coup de mou arrive généralement plus tard, vers le 30ème…

Soucieu en Jarrest

Encore un ravito express. Les 5 premiers kilomètres se passent bien même si je commence à sentir la fatigue arriver et les jambes s’alourdir. Je commence à décrocher de mes amis même si Laurent essaye de me pousser et me rappelle que le trail c’est simple: « un pied devant l’autre, ça monte, ça descend… ». Vers le 30ème, Nicolas nous a décroché. Je dis à Laurent de faire sa course.

L’eau glacée de mon camel me met le ventre en vrac et me donne envie de vomir. Je mettrai du temps avant de réaliser qu’en faisant tourner l’eau dans ma bouche, cela la réchauffait et me permettait de m’hydrater sans les effets néfastes de l’eau glacée.

Les presque trois kilomètres qui viennent seront les plus durs. Plus de jambe, j’ai froid (je ne pense pas à remettre ma veste…). Je me fixe comme objectif d’arriver au ravito. Pour la première fois depuis le début de la course, je suis doublé par wagons (ou presque). Quand le mental n’y ait pas, le corps n’y ait pas, c’est certain !

Tant bien que mal, j’arrive à Chaponost et à son ravito.

Chaponost

En arrivant, le moral est au plus bas. J’essaye de me réhydrater, de manger un peu et de boire du chaud. La soupe me fait le plus grand bien au moral et à l’estomac. Je m’assois devant un radiateur. Je reste presque 20 minutes dans le gymnase. La navette pour la Halle Tony Garnier vient de partir (heureusement quelque part…)

Requinqué, je repars de Chaponost avec un bien meilleur moral qu’en arrivant. Les jambes sont elles aussi de retour ! Je repars en trottinant. Je me fixe comme objectif des coureurs au loin. Certains sont dans le dur, d’autre non. Je double plus que je ne suis doublé, ce qui est un bon indicateur du niveau de performance à ce moment là de la course.

Dans la dernière forêt avant d’arriver sur Lyon, je suis doublé par les premiers des relais, puis dans la dernière côte, par Benoit Cori, premier ex-aequo de la Saintelyon.

Quelques derniers escaliers et voilà que le Rhône est en vue. Les deux derniers kilomètres se déroulent aussi bien qu’ils peuvent sachant que j’ai un marathon dans les jambes.

Deux ponts me séparent désormais de l’arche d’arrivée. J’essaye de maintenir un rythme raisonnable. Un panneau indique les  derniers « 100m ». Un dernier virage et me voilà à l’arche d’arrivée.

Lyon – H. Tony Garnier

A peine arrivé, je me dirige vers les stands pour retirer mon t-shirt de finisher bien mérité. J’aperçois Laurent et Nicolas en train de m’attendre. Ils ont fini ensemble une 30aine de minutes avant moi. Après avoir récupéré les sacs à la consigne, nous prenons le repas du finisher en refaisant la course.

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SaintExpress 2015 – Finisher (by Vinvin)

Bilan

Cela fut dur mais je suis content d’avoir franchi la ligne d’arrivée en courant. Même si je me suis demandé pourquoi j’étais là pendant de longues minutes, une fois la ligne franchie, je me suis demandé quel serait mon prochain défi.

Après délibération avec moi-même, cela sera donc le Trail du Morbihan en juin prochain !

4 Comments

  1. Et bien je m’attendais a pire!
    Je pensai que tu avais souffert plus que ça.
    A part ce coup de mou avant Chaponost tu as plutot fait une belle course.
    Encore toutes mes félicitations et quelle progression depuis qu’on se connait!! Reste plus qu’a t’entrainer pour Morbihan…Mais t’as le temps de profiter des fêtes de fin d’années tranquillement avec ta ptite famille!!! 😉

    • Cela a peut-être été mal retranscrit mais j’en ai vraiment ch*é avant le dernier ravito: j’avais froid, boire me donner envie de vomir, beaucoup de marche… L’arrêt (prolongé) au ravito et une « bonne » soupe chaude m’ont fait le plus grand bien et m’ont redonné le moral !

  2. Pingback: Heureux qui comme Eric à fait la SaintéLyon | Le Running-shooting -by vinvin20-

  3. Pingback: L’Astragale [65km – 2400D+] – @Shuseth

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