Five Fingers: mon bilan

J’aurais dû faire le bilan de mon expérience Vibram Five Fingers (VFF pour les intimes) après le Paris-Versailles mais le destin en a décidé autrement. Comme je l’ai déjà dit, je me suis fait une déchirure du triceps sural lors de ma dernière sortie, ce qui rend impossible ma participation à cette course…

Petit retour en arrière. En mai dernier, 5 membres de la Runnosphère ont reçu une paire de Bikila. L’objectif était de voir si nous pouvions finir le Paris-Versailles 4 mois plus tard.

Parmi ces 5 Runnosphériens, j’étais le seul à ne pas afficher un marathon, au moins, à mon palmarès (détail intéressant pour la fin de l’article).

Les atouts des VFF

Dans un premier temps, j’ai été séduit par les sensations que les VFF apportent. On ressent vraiment ce qui (se) passe sous nos pieds; pas besoin de courir pour avoir ce ressenti ! J’étais habitué à courir avec des chaussures avec un fort amorti (typiquement mes Brooks Glycerin) et on peut clairement dire que l’on est dans deux mondes totalement différents !

Vient ensuite la foulée. Cela peut paraître déroutant au début mais le changement de foulée se fait assez rapidement. En quelques sorties, la foulée minimaliste devient naturelle. J’ai été bluffé par cette transition, au premier abord, je l’aurais imaginée bien plus longue.

Ce que j’aurais dû faire autrement…

La foulée « minimaliste » venant assez naturellement, on en oublie vite qu’il faut beaucoup plus de temps pour que les muscles « se fassent ». Non seulement il faut réapprendre à courir mais il faut aussi que nos muscles apprennent à travailler différemment. Et particulièrement les mollets qui servent non seulement à la propulsion (comme pour une foulée classique) mais aussi à l’amorti (alors que cette fonction est généralement gérée par vos chaussures). Bref, ils ne sont pas habitués à travailler autant !

Christian de Courirpiedsnus a mis presque 1 an pour faire des sorties  de 10km pieds nus ou avec des chaussures minimalistes. J’aurais mis à peine 3 mois.

Je ne sais pas, et ne saurais sans doute jamais, si ma blessure est liée à l’utilisation des VFF, mais il est vrai que je je sentais bien plus mes mollets travailler après 8-10 km en VFF qu’après mon semi de Paris en Glycerin. Je pense que, quelque part, pour être présent à l’échéance, je n’ai pas été assez progressif sur ma transition vers le minimalisme et que cela a plus ou moins directement engendré ma blessure. Comme je le disais, j’étais certainement le runner le moins aguerri de l’expérience et il m’aurait donc peut-être fallu une période d’acclimatation un peu plus longue…

Dans le futur…

Comme je l’ai dit, j’adore les sensations apportées par ces VFF (et sans doute par les autres chaussures minimalistes). Je continuerai donc à courir avec. Cependant, ça ne sera pas exclusif. J’aime les sorties longues et il ne m’est pas encore possible d’en faire en VFF. Mes Glycerin et Crossmax reprendront donc rapidement du service !

Et le 24 septembre 2011

Je soutiendrai les membres de la Runnosphère lors du Paris-Versailles et en particulier SebRom et Maya qui y courront en VFF !

 

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