Raid OTIS 2018

Raid OTIS 2018

Après un Raid Otis 2017 mémorable, je me souviens particulièrement de sa météo peu clémente, en Pays de Sancy, le Raid Otis revient pour sa 29ème édition en Pays de Savoie et plus précisément du côté de la dent du Chat.

Jour 1 [24km – 1250 D+]

La quasi totalité du trajet ayant été faite la veille, les derniers kilomètres sont donc une formalité. Nous arrivons à 4 équipes de UTC Aerospace Systems – Actuation, soit une de plus que l’an dernier. De mémoire, tous ceux de l’année dernière ont re-signé pour cette édition. Dans mon équipe, les GAStropRaid, en plus de Laurent et Gérald avec qui j’ai l’habitude de faire des ballades bucoliques de-ci de-là, nous accueillons Vignon (grâce à qui nous avons découvert le Raid l’année dernière) et Ombeline.

Les 4 équipes au départ

Nous nous retrouvons avec les près de 130 autres équipes sur la plage de l’Aqualac à Aix-les-Bains pour la remise des dossards, couverts (qui nous suivront pendant les 3 jours) et mise en appétit visuel de ce qui nous attend prochainement: pas loin de 300 canoës sont devant nous, ainsi que la Dent du Chat, sur l’autre rive.

Vers 14h, le départ est donné, façon 24h du Mans. Après quelques mètres à courir sur la plage, il est temps de pousser le canoë à l’eau et de monter dessus. Comme convenu, Vignon et moi allons ensemble, Laurent et Gérald pagayerons dans l’autre, Ombeline en profitant pour perfectionner son bronzage et se faire arroser par les projections d’eau de ses deux rameurs. Les 5 kilomètres se passent plutôt bien et nous permet de discuter pendant 45 minutes. J’ai l’impression d’arriver en queue de peloton mais le reste de la course prouvera le contraire…

Après un rapide changement de chaussures et de t-shirt, l’équipe au complet s’élance dans la deuxième épreuve de la journée, le trail’O. Le premier kilomètre se fait sur la rive occidentale du Lac du Bourget mais la bifurcation vers le D+ se fait rapidement: d’abord sur la route, puis sur les sentiers. On reprend lentement mais sûrement les équipes qui nous devançaient. L’orientation est bonne, ce qui nous permet de ne pas faire d’efforts inutiles. Nous arrivons à la spéciale en 7ème position, le temps est gelé pour l’épreuve.

La spéciale consiste en une Via-Ferrata pour 4 d’entre nous et de la slack-line pour le dernier. N’étant pas fan de vide (hum hum), je fais la partie slack-line. Les autres s’élancent donc sur la Via-Ferrata; pour eux, plusieurs choix possibles, ils choisiront la plus aérienne, tandis que je devrais apprendre un poème (en fait un vers) écrit sur un bout de bois visible au bout de la slack-line. Après une belle attente, nous étions 4 en arrivant, nous sommes sans doute une soixantaine maintenant, je vois le reste de l’équipe arriver. Après avoir dit le vers, le chrono repart.

Nous doublons des groupes que je n’ai pas vu repartir. Intentionnellement ou pas, ils se sont séparés à la spéciale… Nous avançons à un bon rythme. Nous arrivons avant la barrière horaire. Nous pouvons donc aller jusqu’à la Dent du Chat. Ca monte bien, au train. L’important pour ce premier jour étant d’en garder sous la semelle pour le lendemain. Nous sommes la 4ème équipe à arriver en haut. Il faut s’harnacher à nouveau pour voir le sommet. Je décide de rester avec Laurent (avec le recul, je me dis que j’aurais dû aller en haut…). Les trois autres finissent l’ascension et prendront leur temps en haut… ainsi que de jolies photos !

Vue sur le Lac du Bourget depuis la Dent du Chat

Les voilà de retour. C’est l’heure de redescendre. La première partie est assez technique / abrupte et je me fais vite distancer. Une fois la descente plus roulante, et le groupe reformé, nous descendons à bon rythme. Nous doublons les équipes qui ne sont pas montées au sommet et ça donne le moral. Les cuisses, elles, commencent à se faire sentir. Encore une fois, l’orientation est bonne et nous n’avons ni besoin de jardiner, ni besoin de faire demi-tour. Enfin, sauf lorsqu’une autre équipe d’UTC Aerospace se met volontairement devant une balise pour nous la cacher (bisous bisous les acheteurs). Malgré cela, et les quelques minutes de perdues, nous arrivons au dernier check point en étant content de nous.

Dans la soirée, en même temps que nous découvrons l’appétit gargantuesque de Choupinette, nous apprenons que nous sommes 4ème à l’issue de cette première journée. Sans la « mésaventure » de la balise cachée, nous aurions pu gagner une place, voire deux. Alors que la première soirée bat son plein grâce aux différentes animations proposées par l’organisation, nous jouons la carte sportive en allant nous coucher, histoire d’être frais le lendemain…

Jour 2 [54km – 1300D+]

Contrairement à l’année dernière, il n’a pas plu ni fait très froid la nuit. En plus, l’upgrade du tapis de sol m’a permis de passer une meilleure nuit. Le Seatosummit Ultralight Insulated est vraiment génial. 🙂 Au réveil, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, le ciel est dégagé et, même s’il fait encore frais au réveil, il va vite chauffer.

Champs de tentes « 2 secondes » sous l’oeil bienveillant de la Dent du Chat

La plus grosse erreur de la journée est commise dès le matin. Nous tardons à aller chercher les vtt. Même s’il en reste à nos tailles, être dans les derniers à les chercher signifie aussi être dans les derniers sur la ligne de départ. Le départ étant en mass start, il va falloir jouer des coudes pour essayer de grappiller des places. Malheureusement, le parcours n’est pas avec nous. Après un seul petit coup de cul, nous bifurquons sur un single qui se trouve être un peu technique. Bilan, dès le début de l’épreuve, nous nous retrouvons à l’arrêt et pied à terre. Il nous faudra plus de 24 minutes pour atteindre la première balise. Même si nous savions que nous allions perdre des places en ce deuxième jour, ces premiers kilomètres nous font abandonner tout rêve de podium (et même de top 10).

Cette première section de vtt’o se déroule assez bien d’un point de vue orientation. Nous ne ferons qu’une seule petite erreur. Question figure de style, ce fut particulièrement réussi: on peut parler de la mise en résonance de la roue arrière de Mlle O – devenue Super Choupinette entre-temps, suivi d’un saut de cabri en voulant poser pied à terre côté pente toujours par Mlle O, du beau planté de roue avant de Vignon, ainsi que le j’ai failli visiter le vignoble savoyard de Gérald ! Rien de mon côté, c’est l’unique avantage de se trainer…

Après un rapide passage en zone de transition, passage en mode course à pied. Les quadri ont clairement travaillé la veille. Pas grand chose de spécial sur cette section, pas roulant, mais pas difficile. Les kilomètres s’enchainent plutôt bien. La bonne humeur est de la partie, l’équipe, bien soudée, donc tout va bien. Arrivés au deuxième point d’eau de la journée, le temps est gelé pour la partie canoë. Le point d’eau, lui, fait grise mine ou, plus précisément, affiche niveau bas !

La partie canoë est en temps gelé. On reprend les mêmes répartitions que la veille. Par contre, les positions changent. Je me retrouve au devant du mien, laissant la direction à Vignon (oups!) quant à l’autre embarcation, c’est Laurent qui se transforme en sac de sable. La remontée du canal est agréable. On passe devant des maisons ayant accès direct au canal. Ca a du bon de vivre dans le coin: accès au lac, les singles de vtt et de trails à côté, sans oublier la proximité des Alpes (et du Jura) pour le ski et le vélo de route. Sans grande difficulté, sans chronomètre, on profite du cadre.

Comme l’année dernière, le repas est aussi le lieu de la spéciale. Pas de course dans un village mais du Stand-Up Paddle géant (à cinq). Moins évident que seul, cela permet de bien s’amuser et de finir d’ouvrir l’appétit. Le repas fait du bien. Choupinette et moi engloutissons, à deux, presque l’équivalent d’un plateau de melon jaune et de pastèque. J’avais peur d’avoir du mal à le digérer mais au final, c’était ce qu’il me fallait. C’était aussi ce qu’il fallait à Laurent ! L’heure banalisée touchant à sa fin, direction le parc à vélo pour la reprise des hostilités.

Le départ du vélo commence par une traversée de pont où Laurent montre toute sa technique lors de la descente. S’en suit des montées plus ou moins technique. Le chien fou du groupe et Vignon se donnent à fond, quitte à griller quelques cartouches pour rien. Notamment lorsqu’une balise introuvable nous amène à nous séparer pour la trouver. Il s’avérera au final qu’elle a simplement été enlevée (à priori par des chasseurs). Un dernier mur et c’est la descente qui nous amène vers la spéciale et la remise de trois de nos cinq vélos pour le Bike and Run.

La spéciale est originale. Il s’agit d’un relais à deux en trottinettes électriques off-road. Laurent et moi nous y collons. La batterie, à elle seule, pèse près de 10kg. Elle est à porter dans un sac à dos. La trottinette, elle, à deux moteurs électriques, un dans chaque roue pour près de 700W de puissance. Autant dire, ça arrache ! Aucune difficulté ici, il faut juste éviter de finir dans les filets (qu’il faut réussir à voir).

En commençant le Bike & Run, nous savons que la barrière horaire de l’option est déjà passée. Personne ne la fera d’ailleurs. Nous aurons donc 10km à boucler. On commence rapidement, les premiers kilomètres sont avalés à moins de 5’/km. Les relais se font intelligemment en fonction de la récupération de chacun. Gérald et (super) Choupinette sont frais et ne feront peu ou pas de vélo. Nous autres ferons comme on peut. Pour ma part, les quadri sont durs mais j’arrive à monter les cotes à vélo et j’arrive encore à courir jusqu’à la fin. L’arrivée au camping est signe de fin certaine et proche.

La dernière spéciale sera un relais aquatique: parcours de bouée en ramant avec les mains, natation, re-bouée, stand-up paddle et pour finir, tyrolienne. Une fois les différentes activités réalisées, il ne reste plus qu’un sprint en course à pied sur 50m, et la balise finale !

Super Choupinette et ses garçons, à l’arrivée

La course finie, c’est l’heure des ravito, d’abord de récupération puis festifs. Le beau temps aidant, nous sommes plus tentés de profiter des festivités. Groupe de musique, bon repas, DJ. La fête s’invite au Raid OTIS.

Dernier repas

Equipe au top, entente géniale. On remet ça l’année prochaine ?

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