Raid OTIS 2017

Raid OTIS 2017

Il y a quelques jours semaines mois, se déroulait la course aventure, 4ème du nom.

Organisée par SAEvents, cette Course Aventure traverse les âges puisqu’elle a été créée par une des principales filiales du groupe il y a plus de 28 ans sous le nom de Raid Otis Aventure. Si la recette a évoluée, elle reste fidèle au cahier des charges originel : 2 jours d’épreuves sportives en pleine nature, un bivouac, une soirée de clôture mémorable sous chapiteau, le tout dans un cadre naturel accueillant et assaisonné de bonne humeur et convivialité.

Jour 1 [36km – 1250m D+]

Ayant fait la presque intégralité du trajet la veille, nous arrivons à Super-Besse après un arrêt express à l’aéroport de Clermont-Ferrand pour attraper Laurent. Nous sommes les premiers à arriver. Nous serons bientôt rejoint par environ 150 autres équipes. A 5 par équipe plus les accompagnateurs, cela fait vite beaucoup de monde (sans parler des bénévoles et de l’organisation sans qui cette course ne serait pas possible).

Une fois les dossards remis, on nous annonce que la première épreuve est annulée, à savoir une petite baignade d’environ 300m dans un lac. Ayant été réalisée (fraichement) la veille par des membres de l’organisation, la fraicheur de la nuit a trop abaissé la température de l’eau pour que cela soit raisonnable.

Après un repas rapide près d’un lac, nous étudions la carte qui nous a été remise pour la première épreuve de trail’O qui nous mènera sur les hauteurs du Sancy.

Rapidement le départ est donné. Les premiers check-point sont de plus en plus haut. Un épais brouillard (avec une visibilité à tout juste 50m), accompagné de fort vent, nous complique rapidement la tache. L’indication du road-book nous disant qu’il est possible 1/5 du territoire français depuis le Sancy nous paraît bien loin (ou le territoire français a récemment réduit au lavage ! ).

Il fait froid, il y a un vent à décorner un cocu. Certains bénévoles en sont réduits à se cacher derrière les tables d’orientation histoire de se protéger un minimum. Mais nous sommes aussi venus pour ça. Remarque, avec 10°C de plus et du soleil, on prenait aussi.

S’en suit ensuite une longue descente vers les vallées. Le moral est bon, les sensations aussi. Le parcours de trail, au final assez technique fut varié avec pas mal de singles, quelques sommets pour pas loin de 1100m de D+ pour 20km.

Check point. On change de sport pour passer au vtt. Pendant que nous choisissons les vélos, Gérald s’en va essayer de glaner quelques minutes de bonification grâce au biathlon (au final, il réussira 4 tirs sur 5).

Au moment de sortir du check point, Laurent montre quelques signes de faiblesses. Ses vieux démons gastriques sont de retour… Nous partons donc doucement mais cela ne suffit pas. J’arrive à le suivre trop facilement, mauvais signe pour lui. Il fera quelques arrêts avant de s’arrêter définitivement quelques 7km plus tard. Nous attendrons son évacuation pendant près de 45 minutes. Une fois en de bonnes mains, nous .

Une fois Laurent évacué, nous reprenons la route et les chemins à la recherche des balises. Nous arrivons limite pour certaine. Un serre-file nous suit. Nous finissons la section vtt par un single bien sympa alors que beaucoup finirons par la route. Enfin, qui pourrait être vraiment sympa avec un vtt 100% fonctionnel ! Malheureusement, nous arrivons trop tard pour les spéciales maxi-SUP et tyrolienne.

Nous arrivons donc au camping pour un repos bien mérité. Laurent nous attend, il a l’air en meilleur forme que quelques heures plus tôt. Une fois les vtt déposés, nous partons à la recherche de notre emplacement. Heureusement, on connait quelqu’un qui connait quelqu’un et nos tentes sont déjà montées (ok, c’est des tentes Quechua 2 secondes) mais c’est quand même agréable. Même pas le temps de me reposer, je file au bus pour aller chercher ma voiture. La douche attendra.

Au retour. Douche, repas, dodo… les habitués, eux, profiteront plus de la soirée !

Jour 2 [55km – 1500m D+]

Il fait froid. Il pleut. Le temps idéal pour vouloir rester chez soi. Quand on est sous une tente 2 secondes Quechua, c’est plus discutable.

C’est parti pour une bonne section de vtt’O. Le sol est gras, le ciel est gris. Difficile de ne pas se perdre de vue compte tenu du nombre de vtt au mètre carré. Surtout quand Gérald fait son chien fou et part dans le mauvais sens… 4 fois… Ce qu’il y a de bien en vit’o, c’est qu’on peut prendre la trace qu’on veut, y compris passer par des forêts avec des % à deux chiffres, des arbres abattus, des fils barbelés, en faisant du portage. Difficile à croire, mais ça nous fera gagner un peu de temps, et des histoires à raconter ! Par miracle, la pluie s’éloigne et le ciel bleu commence à pointer le bout de son nez.

Enchainement avec du trail’O, histoire de s’ouvrir l’appétit. Ce qui sera le plus marquant dans cette section et la spéciale. Remontée de rivière où, au début, on hésite à se mouiller les pieds. Rapidement, on se retrouve avec de l’eau jusqu’à la taille et à faire un atelier pont de singe. Vraiment sympa.

Nous arrivons à la zone de transition et à son heure figée pour déjeuner. Enfin, pour déjeuner et faire un sprint’O (enfin, 3km) dans un village médiéval. Laurent nous y attend et nous conseille sur 2-3 trucs. Il nous explique que les équipes d’habitués ont des accompagnateurs qui assurent une intendance de malade (vêtements secs, boissons, …). A noter pour l’année prochaine !

Et c’est reparti pour une section de VTT’O sous le soleil. Nous galérons pour trouver 1 balise, ce qui nous fait faire quelques va-et-vient dans un village, une histoire de pont et de carte trop petite ! Encore un peu de trail’O sans grande difficulté technique, si ce n’est les kilomètres qui s’enchainent et qui comment à se faire sentir. Heureusement, la bonne humeur est là, le soleil aussi et les ragots/potins s’échangent 🙂

Nous arrivons au lac d’hier, mais dans les temps. Ce sera donc Canoe’O pour nous. Entre temps, les nuages sont revenus et le vent s’est levé. Pour des problèmes de dos, nous nous retrouvons à 3. Donc sur un canoe biplace ! Ce ne fut pas top pour les deux rameurs, mais je peux vous dire qu’au niveau du porte-bidon, ce ne fut pas confortable du tout ! Nous manquons une balise qui ne se trouvait pas à l’endroit indiqué sur la carte. Dans de meilleures conditions, cela aurait pu être top.

Pour finir, nous avons dû monter jusqu’au chateau pour la dernière spéciale: tir à l’arc (plutôt classique) et lancer de poids… Lancer de poids depuis les ramparts sur une cible au niveau des douves. Bienvenue au Moyen-âge ! On en profite pour faire une photo de la fine équipe, sous le soleil.

La fine équipe – La légende raconte que Laurent l’a prise …

Il nous reste plus qu’à descendre et à profiter de ces derniers moments de course. Un dernier sprint et nous voilà arrivés. Des bières nous attendent, histoire de refaire la course. Et une bonne douche chaude. Puis direction le repas de clôture. Excellent repas, très bonne ambiance. Encore une fois, nous nous couchons tôt alors que la soirée finit tard dans la nuit mais le réveil est matinal pour nous le lendemain…

Le dernier repas

On recommence l’année prochaine ?

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