Chaussures à son pied… ou pas !

Certains articles arrivent naturellement, d’autres arrivent plus difficilement. Celui là en fait parti.

Je ne savais pas comment présenter les tests de ces trois paires de chaussures testées au cours de la dernière année. En particulier, parce que de leur fait ou pas, j’ai eu un avis plus mitigé que pour les autres paires testées. J’ai donc décidé de regrouper ici ce qui aurait pu faire l’objet de trois articles.

Au programme:

  • les Adidas Supernova Glide
  • les Atra Olympus
  • les Under Armour Speedform Apollo

Adidas – Supernova Glide 7

Adidas - Boost Glide 7
Adidas – Supernova Glide 7

Si vous suivez de près ou de loin le monde du running, vous n’avez pas pu échapper à la déferlante « Boost », tant d’un point de vue réseau sociaux avec les différents quartiers de Paris qui s’affrontent dans la Boost Energy league, que d’un point de vue technologie avec la mousse Boost qui permettrait de mieux restituer l’énergie à chaque foulée. D’ailleurs, Adidas est tellement confiant en ses chaussures que « La révolution running Adidas Boost Garantie Satisfait ou Remboursé ».

Ce que j’ai aimé

L’accroche de la semelle Continental qui n’a jamais été prise en défaut même sur le mouillé.

Son chausson est très enveloppant, ce qui apporte un confort dans la durée et qui en fait une chaussure pour les longues distances.

Le look, assez sobre, permet de les utiliser dans d’autres circonstances pour éviter d’emmener plusieurs chaussures (pour les weekends, par exemple)

mais alors quel est le problème…

Ayant un petite excroissance de chair au pied droit, cela m’a créé une petite gène passé les 10km, ce qui les a conduit à une retraite anticipée. Sans cela, elles seraient sans doute toujours de mes sorties longues dominicales.

Je serais très curieux de tester une autre paire d’Adidas Boost pour voir si le chausson est aussi enveloppant et qui ne m’a pas permis d’en profiter pleinement lors de mes sorties.

Altra – Olympus

Altra – Olympus
Altra – Olympus

J’ai hérité de cette paire de chaussure grâce à Mangeur de Cailloux. Lorsque j’ai reçu cette paire, je ne connaissais la marque que par son nom et sa philosophie du « zero drop, zero limit ».

Comme on peut le voir aisément, zéro drop ne rime pas toujours avec minimaliste. De part l’épaisseur, de sa semelle, on se rapproche plus d’une Hoka que des FiveFingers !

Ce que j’ai aimé

Elles sont très confortables. Sur bitume ou chemin stabilisé, l’épaisseur des semelles filtre vraiment bien toutes petites imperfections.

Par nature, le drop nul oblige à « mieux » courir en favorisant une foulée vers l’avant du pied. Cela se ressent assez rapidement par une utilisation plus importante des mollets.

mais alors quel est le problème…

Son look est un peu pataud et austère; ses dimensions font penser à des chaussures de clown (je sais, j’exagère !). Mais cela reste accessoire.

Ce qui m’a le plus gêné est le manque de maintien qui, combiné à une paire de chaussette un peu glissante (les X-socks en laine pour ne pas les nommer), m’ont valu deux belles ampoules au niveau de l’avant du pied.

Les crampons manquent vraiment d’accroche, en particulier dans des situations d’adhérence précaire (boue, feuilles mortes). Vraiment dommage pour des chaussures de trail ! De plus, cela amplifie le problème de maintien.

Au vu des tests lus par-ci par-là, mon avis aurait vraisemblablement différent avec le modèle Lone Peak, modèle phare de la marque.

Under Armour – Speedform Apollo

Under Armour – Speedform Apollo
Under Armour – Speedform Apollo

J’ai découvert la marque Under Armour il y a quelques années lors d’un déplacement aux Etats-Unis. Pour moi, cela restait avant tout des vêtements de sport, en particulier des vêtements de compression. C’est en lisant un article dithyrambique sur Runners.fr que j’ai découvert que la marque faisait aussi des chaussures de running.

Lorsque la Runnosphère m’a proposé d’en tester une paire, j’ai donc sauté sur l’occasion.

Ce que j’ai aimé

En les découvrant, j’ai trouvé le design original. Comme on peut le voir sur la photo, le gros orteil est moulé dans l’empeigne. Les couleurs gris/jaune sont assez originales. Fait assez rare pour être souligné, l’intégralité supérieure du chaussant est faite d’une seule pièce (dans une usine de soutien-gorge pour la petite histoire); une seule pièce, donc sans semelle de propreté.

Ce chaussant en une seule pièce permet un fit quasi parfait: pas de coutures gênantes, l’effet seconde peau est vraiment top. D’autant plus que le renfort en silicone au niveau du talon joue parfaitement leur rôle et empêchent la chaussure de s’effacer lors de changement d’appuis.

mais alors quel est le problème…

La partie supérieure de la chaussure m’ayant bluffé, j’ai été un peu déçu par la partie semelle.

Le drop (8mm) est supérieur à ce qu’on s’attend en voyant une telle chaussure. Personnellement, j’aurais misé une pièce sur un drop de 4mm.

La semelle est plus rigide qu’attendu. Je m’attendais à une chaussure plus souple. Lors de mes sorties sur bitume, je les ai trouvées assez fatigantes.

Et, last but not least, les sculptures peu profondes des semelles ont assez rapidement disparue (mais c’est vrai qu’elles étaient très fines).

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