L'après course

Marathon-race 2015 [43km – 2800D+]

Ce week-end avait lieu la Maxi-Race qui réunissait huit courses de 4km à 85km ainsi que les championnats du monde de trail. Pour nous, c’était l’occasion de passer un weekend sous le soleil savoyard et, accessoirement, s’essayer à la course en montagne.

Tout à commencer au lendemain de la Noctiraid où l’équipe UTC 1 s’est cherché un nouveau défi. Xavier étant déjà inscrit sur la Marathon Race, « l’idée débile » est donc vite trouvée. Nous sommes fin février, la course parait loin… Pour nous préparer, nous participons au trail du Josas ainsi qu’à ses reconnaissances. De mon côté, suite aux conseils de SebRom, j’opte en plus pour une formule de coaching qui commença au lendemain du trail du Josas.

Nous sommes désormais à deux jours de la Maxi-Race, les jeux sont faits. Il ne reste plus qu’à mettre un pied devant l’autre, monter, descendre, monter, descendre… et passer la ligne d’arrivée !

Samedi

Laurent passe me chercher et nous prenons la direction d’Annecy. Xavier a décidé de se préparer aux 2 Alpes, histoire de nous mettre la misère lors de la course…

Vue sur le lac depuis Annecy
Vue sur le lac depuis Annecy

Nous nous donnons rendez-vous au village exposant. Les dossards sont vite retirés. Ce qui nous permet de voir l’arrivée de certains participants des championnats du monde où les Français s’illustrent tout particulièrement en faisant 1er et 3ème homme; 1ère et 2nde pour les femmes et les Français gagnent aussi l’or en équipe !

Côté météo, nous sommes gâtés. Une semaine plus tôt, nous aurions eu de la neige sur les sommet et, d’après les prévisions météorologiques, une semaine plus tard et c’était la canicule (plus de 30°C d’annoncé…) !

Une fois les dossards retirés, nous nous dirigeons vers l’appartement loué pour l’occasion. Nous préparons nos affaires pour le lendemain, le réveil étant prévu vers 5h (sic) histoire d’être sûrs de ne rien oublier dans la précipitation. Ensuite, un bon plat de pâtes et direction le lit !

Dimanche

Le réveil est tôt… Le petit déjeuner passe bien. Nous prenons la direction de la voiture pour nous rendre au point de rendez-vous de la navette. Nous avons eu une grande discussion la veille sur comment faire ces 2,4km entre l’appartement et le départ de la navette. Avec le recul, y aller en voiture s’est avéré un bon choix, surtout pour le retour d’après-course !

A 6h20, nous voilà sur le parking. Une navette est presque remplie. Nous montons dedans et partons presque immédiatement. Nous arrivons quelques minutes plus tard à Dossard, lieu du départ de la Marathon-Race et de la deuxième étape de la XL-race.

Nous attendons un peu plus d’une heure dans le gymnase en essayant de nous reposer un peu. Vers 7h45, nous prenons la direction du sas de départ. Nous nous mettons au niveau de la 3ème porte, 7 heures et plus. Il y a beaucoup de monde devant nous et nous demandons si tout le monde a été honnête…

Les 3 premiers kilomètres sont assez roulant et l’allure est bonne… comme pour tout le monde. Dès que la route et les chemins gravillonnés sont abandonnés, un bouchon se forme, la faute à un single étroit au coeur des arbres. Il y est quasiment impossible de doubler et nous nous retrouvons fréquemment à l’arrêt. La première montée est longue, l’air est frais dans les sous-bois. A la première heure de course, je me force à prendre un gel.

Au 7ème kilomètre, nous quittons la forêt. Nous pouvons enfin augmenter l’allure. Le temps est vraiment agréable. Nous entrons dans la moyenne montagne et les paysages sont conformes à ceux que j’imaginais. Nous quittons le col de la Forclaz et entamons une descente, la première depuis le début de la course. En bas, nous passons le premier point d’eau. Je ne m’arrête pas, étant parti avec le plein d’eau fait dans mon camel.

S’en suit une nouvelle ascension en direction du Roc Lancrenaz; au milieu de cette ascension se trouve le premier point de contrôle, juste avant le chalet de l’Aulps. La zone est verdoyante. Les roches des sommets se détachent d’autant mieux. Il faut continuer de monter… Les derniers hectomètres sont particulièrement difficiles, nécessitant par endroit de prendre la ligne de vie (ou de bien pousser sur les bâtons). Je passe le deuxième check-point. Je m’arrête quelques secondes pour profiter du paysage et de la vue sur Doussard.

Je pensais que la descente vers Menthon-St Bernard me permettrait de récupérer, tout rattrapant du temps… Je me trompais! Les appuis sont fuyants à cause d’un chemin parsemé de pierres et surtout à cause de la pente ! Les cuisses travaillent énormément.  Après plus de 5km de descente, j’atteins le deuxième point d’eau. Comme prévu depuis le départ, je m’arrête pour refaire le plein. Bizarrement, je suis surpris par le niveau de la poche à eau, je pensais avoir plus biberonné que ça. Je profite aussi de cet arrêt pour prendre un gel et mouiller ma visière.

Le redémarrage est assez difficile, d’autant plus que la géométrie du terrain est capricieuse comme une sorte de montagnes russes. Je suis content de moi car j’arrive à assurer un bon tempo à ce moment de la course. Savoir que je me rapproche du ravito me redonne le moral. En ayant étudié le parcours, je m’étais dit qu’y arriver m’assurerait de finir. Les bénévoles et les spectateurs m’assurent que j’y suis presque. En voyant un stade en contre-bas, je me dit qu’ils ont raison !

Le ravito commence par une rampe à eau. Je ne fais qu’y mouiller ma visière, une nouvelle fois, pour me rafraichir. En voyant la quantité d’eau à l’entrée du gymnase, je me dit que je ne dois pas être le seul à l’avoir fait. Je prends un verre de coca, deux quartiers de pomme et deux verres d’eau gazeuse.

Vue (méritée) sur Annecy
Vue (méritée) sur Annecy

Nouveau départ pour le dernier tiers de la course et la dernière difficulté avec pas loin de 1000D+ sur les 10 prochains kilomètres. A peine sorti du ravito, et nous voilà reparti pour une belle montée. Les plaisanteries du début de course sont bien loin. Le silence n’est rompu que par les plaintes de certains concurrents.

La partie en forêt est longue et ma vitesse bien faible. Je me dis à de nombreuses reprises que, si un retour à Annecy est possible en navette, je saute dedans… mais sans le penser. Le sommet du Mont Baron se mérite et on pense l’atteindre plusieurs fois. Les photographes sont là pour immortaliser l’instant. Une première belle victoire pour tous les concurrents atteignant ce dernier sommet. J’en profite moi aussi pour prendre une photo d’Annecy (où l’on devine la ligne d’arrivée).

Plus qu’une longue descente sur Annecy. Je suis plus lent qu’espéré. Les appuis sont parfois fuyants, la faute à la fatigue. Le parcours étant très sinueux, obligeant à des relances incessantes, y est aussi pour beaucoup. Je manque de tomber plusieurs fois et une poussette d’un concurrent me fait voir le ravin de près… mais j’arrive à éviter le pire en tombant du bon côté.

Nous retrouvons la civilisation au 40ème kilomètre. Il ne reste plus que le (long) ponton menant à la ligne d’arrivée. J’arrive encore à courir. Je suis content que mon entrainement ait porté ses fruits. Le village expo est long à arriver mais une fois qu’il est là, je sais que l’arrivée n’a jamais été aussi proche. Je longe le village. Il ne reste plus que deux virages. Le tapis rouge (et l’estrade) sont au bout de la ligne droite. Une dernière accélération et c’est fini.

 Bilan

Me voilà finisher de mon premier Ultra-trail (enfin, d’après la définition de l’ITRA). Je suis fier d’être allé au bout et d’avoir réussi à me battre jusqu’à la fin pour franchir la ligne d’arrivée.

Le temps de course est loin d’être excellent, avec mes 07h56min17s mais ma victoire est d’être allé au bout. Au passage, je décroche mon premier point ITRA / UTMB.

maxirace_finisher

Il ne reste plus qu’à trouver un nouvel objectif… mais je vais d’abord profiter de ce succès.

D’autres récits de la Maxi-Race

Maxi-Race d’Annecy: récit de mon aventure! by Greg-Runner

Coming soon by Mangeur de Cailloux

Deux courses en une ! by Journal du Trail

3 Comments

  1. Et ben!
    Superbe course. Te voila Ultra-tralleur comme tu dis. On n’est bien loin du trail de L’oisans 😉 . Tu as bien progressé depuis ses dernières années. C’est tout a ton honneur. Bravo! Dommage que je n’ai pas pu venir faire un tour sur Annecy cette année… Il y aura peut etre d’autres occasions de se voir, qui sait!
    Bonne récup.

    • Héhé ! Oui, bien loin du trail de l’Oisans et de mon entorse. Beaucoup de sueur et de kilomètres depuis ce temps-là, comme quoi, ça finit par payer 😉
      Je suis certain qu’on se recroiser bientôt sur une course ou ailleurs !

  2. Pingback: Maxi-Race d'Annecy: récit de mon aventure | Greg Runner

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