Nocti'Raid 2015

Nocti’Raid 2015 [56km – 750D+]

Courant décembre, une idée stupide brillante s’est invitée à l’une de nos pauses café au boulot: « Et si on faisait le Nocti’Raid ? ». Le temps de constituer deux équipes, et nous voilà en train de faire le décompte avant la date fatidique. Presque deux mois ?! Plus qu’il n’en faut pour s’entrainer et arriver prêts ! Les jours passent, la préparation avance doucement, (trop?) doucement…

Plus que 30 jours…

Plus que 3 semaines…

Plus que 10 jours…

Plus qu’une semaine…

DEMAIN !

Jour J

Après une petite sieste dans l’après-midi afin de recharger les batteries, je prépare mes affaires. Le sac est énorme à cause des changes et des équipements spécifiques.

Nous nous étions donné rendez-vous vers 18h sur le campus d’Orsay, afin de retirer nos dossards, faire la préparation au tir (merci au formateur 2 fois vice-champion du monde de biathlon) et manger à la Pasta Party d’avant course.

Nous arrivons presque tous ensemble, sauf Romain qui est en retard… mais le contraire aurait été étonnant.

Il y a peu d’attente, sauf au retrait des dossards. L’ambiance est bonne et les participants rentrent doucement dans la course.

5 minutes avant le départ, les cartes de la course d’orientation sont données aux différentes équipes. Apparement, toutes les équipes ont la même. Ca risque de chahuter au niveau des premières balises.

Course d’orientation

21h: le départ est donné

Tout débute avec la course d’orientation. N’ayant jamais fait de CO, cela sera une première expérience ! Avec l’équipe 1 et 2, nous décidons de chercher les balises dans le sens anti-horaire, comme à peu près la moitié des concurrents. La première balise est facilement trouvée mais il faut vraiment jouer des coudes pour poinçonner notre carte.

La deuxième balise est plus difficile à trouver. Etant donné le monde qu’il y a, nous préférons jouer la stratégie et passer directement à la suivante. Nous reviendrons ici à la fin. Les suivantes sont trouvée plus ou moins facilement en suivant la carte et les indices.

La balise 12 nous pose énormément de problème (comme à tout le monde). Nous ne la trouvons pas malgré une recherche intensive. Tant pis, nous prendrons la pénalité (4min). Les autres balises ne posent pas de problème à part la 6 que nous trouvons sur un parking au sud de la position indiquée (mais hors zone).

Nous finissons le parcours en trouvant toues les balises restantes, même la 2 qui nous avait posé quelques problèmes au début du raid. Pour la petite information, contrairement à une CO classique, les balises étaient plus ou moins cachées. Par exemple, la 2 était cachée sous un sapin… c’était du geo-caching en fait 🙂

La dernière balise trouvée, nous repartons vers la zone de transition.

Par la suite, nous apprendrons que les balises 6 et 12 sont « neutralisées » mais donnent 5 minutes de bonification aux équipes qui les ont trouvées.

L'équipe UTC 1
L’équipe UTC 1 – Avant la course

VTT

Après avoir failli partir de la zone de transition sans mon bonnet, nous voilà sur nos vélos. Connaissant le niveau de Laurent en VTT, je sais que je vais en chier. Cela se confirme dans la première grosse montée. Laurent file, Xavier s’arrête plusieurs mètres devant moi, et moi, je suis déjà à pied !

Je pensais m’être entrainé avec mon home-trainer Bkool mais visiblement l’effort est bien différent de vélo de route.

Je sers les dents, essaye de ne pas trop me cramer tout en ne faisant pas trop attendre mes deux acolytes.

Clairement, je suis un ton en dessous de l’équipe et tout juste dans la moyenne de raideurs. Bref, ça n’est pas ma tasse de thé mais j’essaye de m’amuser quand même.

Heureusement pour nous, cette année, il ne pleut pas et la boue n’est pas omniprésente contrairement à ce que l’on aurait pu penser. Cela ne m’empêche pas, vers la mi-course, de me planter dans une flaque de boue et de mettre les deux pieds dedans. Bilan, les pieds gelés. L’avantage de faire du sport, c’est de se réchauffer et donc de ne pas trop souffrir du froid.

Clairement, si je refaisais ce raid l’année prochaine, le VTT serait un axe évident d’amélioration.

Tir

En revenant à la base de vie, j’en profite pour changer de chaussures et de chaussettes. J’avais peur d’avoir emmeneé tout un tas de chose pour rien, j’avais tort !

Nous quittons la base de vie pour le stand de tir qui est à quelques centaines de mètres. Xavier commence… et manque la première cible. Il aligne ensuite les quatre suivantes.

A mon tour. Ayant loupé les 2 cibles à l’entrainement, j’ai un peu la pression. Mais cela se passe bien. 1, 2, 3, 4 et 5 cibles touchées. Laurent fera aussi mouche pour ces 5 cibles.

Nous avons donc un seul tour de pénalité. Heureusement, car les organisateurs ont réussi à trouver du mètre linéaire dans le gymnase qui sert de stand !

Retour à la base de vie pour prendre les 2 vélos.

Bike & run.. & canoe !

Et oui, bike & run à 3. Donc 2 à vélo et un à pied. Nous nous élançons donc de la base de vie. Nous essayons de trouver le rythme des relais. A peine avons nous trouvé le rythme que nous devons nous arrêter pour la partie canoë et kayak. En attendant que les canoës se libèrent, nous voyons un des concurrents tomber dans l’eau (avoisinant le 0°C). les bénévoles ont l’air un peu pris au dépourvu et tarde à trouver couverture de survie. Le concurrent repart à pied avec sa couverture de survie… cela arrivera plusieurs fois dans la soirée. D’un avis partagé, c’est la seule faute de l’organisation.

Nous posons nos camel-back et nous équipons de gilet de sauvetage. Laurent part devant nous dans la kayak et Xavier et moi montons sur le canoë biplace. Erreur tactique de laisser à Xavier la direction du canoë car il arrive parfaitement à anti-asservir la direction… ce qui nous permettra d’heurter plusieurs fois la berge ! Heureusement, le parcours aquatique est court, et nous ne perdons pas trop de temps.

La mare aux canards
La mare aux canards

Une fois sortis des canoë et kayak nous nous ré-équipons des casques, came-back & co. Je galère un peu et prends du retard sur mes compères… Je les rattrape non sans difficultés. Les relais reprennent. A un angle, alors que je suis à vélo, je prends une mauvaise direction… ce qui augmente la distance entre mes coéquipiers et moi ! Et je les perds de vue…

Il doit y avoir une petite centaine de mètre entre nous lorsque j’arrive à la bifurcation première boucle/retour à la base de survie. J’ai beau accélérer, je n’arrive pas à les rattraper. Je me dis qu’ils courent bien et commence à me poser des questions sur mon allure.

Après près d’un tour seul à vélo à demander aux bénévoles s’ils ont vu mes co-équipiers, je me fais arrêter par des bénévoles qui me disent qu’ils sont derrière moi. Les ai-je doubler ? Non, ils ont pris la mauvaise direction à la fin du premier tour. ils me courent donc après depuis plus d’un tour.

Je m’arrête donc pour les attendre et commence à m’étirer. Alors que je commence tout juste à m’étirer, je ressens de violentes contractions. Je me dis à ce moment que ça va être dur pour la suite. Mes équipiers arrive après quelques minutes. Je passe donc mon vélo et commence à courir pour la première fois depuis un tour.

L’équipe reformée, nous repartons sur de bonnes bases. Les relais s’enchainent entre Laurent et moi. Xavier nous suit derrière. C’est notre dernier tour et nous sommes tous encore en forme.

Nous arrivons à la base de vie. Nous en profitons pour nous alimenter un peu. La soupe chaude fait du bien.

Trail

Nous repartons donc pour 14 kilomètres. Xavier nous dit que nous sommes 15ème (hors pénalités) en sortant de la base de vie. Nous avançons à notre rythme en alternant course et marche (surtout dans les montées). Nous doublons deux équipes avant d’arriver au viaduc où a lieu l’épreuve de rappel. Xavier continue sur le viaduc. Laurent et moi descendons pour l’attendre au pied. Lorsque nous arrivons, je remarque une personne avec un casque de vtt et un chien… C’est un collègue de travail (habitant à côté) qui est venu nous voir ! Nous discutons 5 minutes le temps que Xavier descende.

Une fois Xavier de retour parmi nous, nous voilà reparti. Nous rattrapons une autre équipe avec que nous n’arrêterons pas de doubler puis de nous faire doubler. Pour nous six, c’est plus le mental qui fait les hauts et les bas que les jambes (ou l’estomac) tant l’effort commence à être long. Quelques équipes nous double mais il est difficile de dire combien.

Grâce à la Garmin, je fais un décompte des kilomètres (théoriques) restants. Cela fait du bien de quantifier les kilomètres restants. A 5 kilomètres de la fin, Laurent nous prévient que son estomac fait les montagnes russes et que les pâtes carbonara ingurgitées 5 heures et demi auparavant ne demande qu’à ressortir… Ce qu’elles finissent par faire à 2 km de l’arrivée.

Nous repartons comme on peut. C’est dans la tête, il n’y a pas de doutes. Nous commençons à apercevoir la fin de notre calvaire. Le gymnase n’est plus très loin. Nous le voyons enfin. Nous nous attendons pour franchir ensemble la ligne d’arrivée. Le chrono indique 6h01…

Bilan

… mais les bonifications nous permettent d’avoir un temps retenu de 5h56 !

Pour une première, ce fut une super expérience. Participer en équipe à d’autant d’épreuves permet de mieux les affronter. Etre plusieurs permet d’avoir des hauts, des bas mais il suffit qu’un soit dans sa bonne période pour pousser les autres.

Concernant la course, mis à part la gestion du canoë, l’organisation était vraiment au top.

A la vue des retours des différents participants, il se peut que le Noctiraid apparaisse sur le planning des courses 2016 !

2 Comments

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