Trail du Ponant 2014 [45km – 1000D+]

Belle-Ile-en-Trail, c'est par là !
Belle-Ile-en-Trail, c’est par là !

Il y a presque un mois avait lieu la troisième édition de Belle-Ile-en-Trail, évènement qui regroupe 4 courses de 15 à 83km.

J’ai découvert ces courses il y a presque 3 ans et y participer a fait son bout de chemin au fil des ans… jusqu’à en parler avec Noostromo l’année dernière. Malheureusement, un tirage au sort, dû à un trop grand succès et un server qui oublie la limite du nombre d’inscrits, en a décidé autrement.

C’est donc finalement en weekend mono-familial que s’est transformé cette aventure (et découverte de Belle-Île), un mois avant les templiers !

Vendredi

Réveil matinal puis direction la Bretagne. Tout se passe bien, la circulation est fluide (il faut dire qu’on a tablé sur un départ avant les bouchons de la région parisienne…), ce qui nous permet d’éviter tout stress et de ne pas avoir peur de louper le bateau qui nous emmènera de Quiberon au Palais. Il fait beau (comme toujours en Bretagne), la traversée se passe bien et C. en profite pour découvrir un moyen de locomotion qu’il ne connaissait pas.

Une fois sur la (belle) île, nous allons poser nos affaires au gîte qui me servira de base arrière lors de cette expédition (je sais, tout est relatif). Par le plus grand des hasards, il se trouve que ce dernier se trouve à deux pas du gymnase où se trouve la remise des dossards, et à peine plus loin du départ de la course.

Aucune difficulté ni attente pour la remise du dossard. L’organisation est bien rodée; il y a énormément de bénévoles comparé au nombre de participants. Contrairement à beaucoup de courses du « continent », le package fournit à chaque coureur est vraiment top: bière (de récup 🙂 ), niniche et chocolat, le tout made in Belle-Île ! Et biensûr, un t-shirt.

Une fois les formalités faites, retour au gîte pour un repas à base de pâtes, histoire de faire le métier.

Samedi

Pour une fois, la course ne commence pas trop tôt; ce qui n’est pas le cas de l’ultra qui commence lorsque je me réveille (j’en entends les cris dans la salle de bain). Cela me permet de me mettre tranquillement dans ma course, tout en respectant mon rituel d’avant-course.

Une fois prêt, je m’équipe et prends la direction du Palais où les premiers coureurs sont déjà en train de s’échauffer. Assez rapidement, nous sommes près de 500 coureurs à rejoindre l’unique sas de départ. Quelques minutes avant le départ, un léger crachin se met à tomber… puis se lève presque aussi vite qu’il était arrivé.

Le parcours
Le parcours

Les premiers hectomètres se font dans les rues du Palais, avant de longer la citadelle Vauban. Nous rejoignons très rapidement le GR340 qui fait le tour de l’île par les sentiers côtiers. Le parcours est vraiment extraordinaire tant les paysages à coupé le souffle s’enchainent. Ca n’est pas de la montagne mais les relances incessantes cassent bien les jambes.

Tout se passe bien, j’ai un bon rythme et arrive à accrocher un groupe que je suivrais de la plage des Grands Sables, sur la cote nord jusqu’à Locmaria, lieu du premier ravitaillement au 17ème kilomètre. Je suis content d’y arriver car il commence à faire chaud.

Le ravitaillement est copieux. Avec le recul, je pense que je bois trop de coca-cola et pas assez d’eau. Je ne mange pas suffisamment non plus… Je reste un peu moins de 10 minutes et repars.

J’ai toujours du mal à repartir après m’être arrêter. Cette fois-ci ne fait pas exception. Il me faut quelques minutes pour retrouver mon rythme.

Cette partie est différente de la première. Nous quittons les singles et les « coups de cul » pour les landes. Le soleil commence à taper sérieusement, l’absence totale de nuage n’aide en rien. De plus, l’air marin qui se réchauffe sur la pierre a tendance à assécher. Cela se ressent directement. En à peine 13 kilomètres, je vide totalement le litre et demi de ma poche à eau.

Subissant la course depuis 5 kilomètres, ce fait de course (poche à eau vide), me fait prendre la décision de m’arrêter à Herlin, à 8 km du prochain ravito situé à Bangor…

Bizarrement ma 910XT annonce un D+ de 1200m au 30ème km (rappel il était annoncé 1000D+ sur 45km). Deux explications possibles: soit mon baromètre a totalement disjoncté, soit le dénivelé de la course a été lissé par les cartes… Si quelqu’un a une explication, je suis preneur.

Bilan

« DNF » : voilà ce qui apparait sur les résultats de la course. Pour la première fois par choix, j’ai arrêter avant la fin. Cette décision a été dure à prendre mais, avec le recul, je pense avoir fait le bon choix. Je ne voulais pas finir dans la douleur, sans plaisir, juste pour finir et risquer de me blesser…

Le choix s’est avéré judicieux car il m’a permis de pleinement profiter de la fin de mon weekend en famille sur Belle-Île et, la semaine suivante, de participer au Paris-Versailles.

Je vous laisse sur cette vidéo réalisée pendant cette 3ème édition de Belle-Île-en-trail. A dans 2 ans pour y participer de nouveau (et finir ?) !


Belle Île en Trail 3ème édition épisode 1 from Stephane Mauger.

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