Paris-Versailles 2012

Samedi, J-1

Afin d’éviter les engorgements à la remise des dossards, je décide d’y aller en fin de matinée. Le choix était judicieux, il n’y avait personne devant moi. Une fois le dossard récupéré, je passe dire coucou à deux visages familiers parmi les bénévoles, Sébastien et Salvio. On discute un peu et je repars, histoire de ne pas les gêner et les laisser vaquer à leur tâche.

Dans les escaliers qui mènent aux stands des exposants, je croise un visage qui m’est familier. En m’arrêtant au stand Simple Hydratation, j’ai confirmation qu’il s’agit bien de Cécile Bertin de Courir au féminin qui passe un instant dire bonjour à Nicolas. Je profite d’être au stand pour m’acheter une paire de Stuffitts qui m’auraient été bien utiles mercredi dernier. Après avoir discuter de trail et de matis, je repars.

En sortant du village des exposants, je remarque une grande affiche qui annonce fièrement que nous serons 24.809 au départ de la course. En m’approchant un peu, je remarque qu’il s’agit d’une liste de prénoms (vraisemblablement de tous les participants). Je parcours du regard la liste et trouve le mien (quatrième ligne à droite).

Dimanche, Jour J

Je pars dans la 22ème vague. Les 5 premiers kilomètres se déroulent idéalement, l’allure est bonne compte tenu de mon non-entrainement du mois dernier. Au ravito, je prends une bouteille et deux sucres que je dilue dans l’eau. Je sais que la cote des Gardes n’est plus très loin. Effectivement, quelques centaines de mètres plus tard, la chicane de la cote des Gardes annonce le début de la difficulté. Les concurrents ralentissent et j’ai l’impression de doubler plus que sur le premier tiers du parcours. J’aperçois Djailla en mode reporter, j’en profite pour lui faire un coucou. Par contre, au milieu de la cote, les jambes ne sont plus là, sans doute le contrecoup de trois semaines de canapé. J’arrive cependant à me relancer dès que la pente est plus faible.

A l’observatoire de Meudon, après pas loin de 8 kilomètre de course, nous entrons dans la forêt ;  je sais que le plus dur est fait, je n’ai plus qu’à me laisser glisser jusqu’à l’arrivée. Psychologiquement, c’est rassurant. Dans les descentes, de nombreux coureurs  restent de front et au milieu, malgré les nombreux panneaux incitants à courir à droite de la chaussée, ce qui entraine des dépassements un peu cavalier des autres concurrents (en gros, cela ressemble aux voitures scotchées sur la file du milieu sur l’autoroute). Les petites cotes qui suivent ces descentes passent bien. La dernière difficulté est la cote du cimetière. Là aussi, c’est un passage psychologique ; il s’agit de la dernière partie cassante du parcours et les kilomètres avant l’arrivée sont désormais comptés.

Le franchissement du panneau Versailles redonne courage… Un peu moins de deux kilomètres sur l’avenue de Paris sur un faux-plat interminable. Dernier virage, les deux arches sont visibles, à portée de basket. J’essaye de relancer et fini ces derniers mètres au sprint.

Ma Garmin annonce 1h37min21s (le temps officiel sera une seconde plus rapide).

Je suis content de moi. J’espérais juste finir honorablement, je fais mieux qu’il y a deux ans lorsque j’ai commencé à courir, tout en ayant un non-entrainement le dernier mois. Je me dis que les 1h30 sont accessibles pour 2013…

14 Comments

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